dimanche 8 novembre 2015

Une petite Visite à la Di Bona

Visitant le vallon d'en face il y a peu, je m'étais dit qu'il pourrait être sympathique de retourner grimper dans le vallon du Soreiller, où je n'avais plus mis les pieds depuis belle lurette...
A la faveur de cette canicule judicieusement posée à quelques jours de la grand messe mondiale sur le réchauffement climatique, c'est le bon moment.
Une isotherme 0°C posée à 4100m. comme pendant les chauds mois de juillet, devrait garantir des conditions d'escalade plutôt agréables.


A 7h00 nous voici donc à achever le petit dej au parking des Etages quand, opportunément,  Jo et Cyrille débarquent eux aussi pour aller visiter le vallon. 
En voila une bonne surprise!


 La montée se fera donc en discutant, ce qui la rend presque rapide.


Les pieds de la belle prennent le soleil alors que nous les rejoignons, le timing est parfait.


L'objectif du jour n'est pas de faire une croix, d'ailleurs je ne suis pas certain que la Di Bona se prête à ce concept... Il s'agit juste de profiter d'une belle journée dans les montagnes.
Puisque nous n'avons jamais fait "Visite obligatoire",  ce sera l'occasion d'aller y faire un tour. 
Les copains partent à côté dans Coup de Bambou histoire que l'on puisse continuer la discute.


Bon je dois dire qu'ayant un peu délaissé le granite de l'Oisans depuis pas mal d'années, les longueurs de cette fameuse "visite obligatoire" ne m'apparaissent pas transcendantes. 
Tout ici, ou presque, est un peu couché et un peu arrondi. 
Dans ce même niveau de difficulté, on trouve des perles dans le Mont Blanc.
Pour autant la grimpe déroule, et puis grimper en granite avec un simple jeu de dégaines aux fesses nous rend presque légers.

A côté, les amigos eux aussi déroulent leur partition tout aussi joyeusement que nous.


Dans le haut, ça se redresse enfin.
 Ju se promène dans L8, qui me semble être la plus belle longueur de la voie : des fissures obliques puis une grosse écaille où il faut pousser un peu.


14h00, on sort au sommet. 
Le soleil chauffe, le ciel est bleu, le vallon est désert.
On s'offre 30 mn de farniente là haut, en attendant les copains qui ont un peu louvoyé sur la fin.


Nous voici tous en haut, seuls et joyeux. 
C'est dommage : il faudra vraiment y revenir en plein juillet pour gouter le cohue.


La descente s'effectue dans une petite ambiance automnale revenue.
Un grand rappel (merci les amis) sur la rampe enneigée, et nous voici en bas.


Il n'y a plus qu'a se laisser glisser  en grandes courbes dans le mètre de poudre tombé dans la journée pendant que nous grimpions. 
Un dernier appui juste au dessus du talus projette une monstrueuse vague de fraiche sur le toit de la voiture, à l'issue d'une descente d'anthologie venant parachever cette belle journée.

Pardon, je me suis égaré.

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