jeudi 17 août 2017

Doigt de Dieu, face sud

Tiens ça faisait longtemps qu'on était pas allés en Oisans.
Ce cher Oisans.
Tiens ça faisait longtemps qu'on avait pas fait une grande course d'alpi. 
Ce cher alpi.
Et bien voilà que le retard est comblé, à la faveur de conditions logistico-climatico-motivationnelles favorables.

Nous n'étions pas allé à la Meije depuis bien longtemps.
Presque 7 ans jour pour jour.

Nous voilà donc repartis avec un objectif presque plus ambitieux : la directe en face sud du Doigt de Dieu.
L'avantage de cette course (par rapport à la Pierre Allain) est qu'une fois en haut, y'a plus qu'à redescendre sur l'Aigle puisque la traversée se fait aux pieds de la face sud. 


Après une montée par les Enfetchores où je crache mes poumons, la soirée se déroule tranquillement au Promontoire. On y retrouve quelques amis de Grenoble,  la soirée est donc sympathique même si le refuge est surpeuplé.
Fredi veille sur son monde... 
Lever 3h30, attaque à 6h15 au petit jour.


Que dire de cette voie? 
Peu de photos car l'atmosphère y est peu propice à la contemplation.
C'est nettement au dessus de la Pierre Allain en difficulté et en ambiance : une ou deux cordées passent ici chaque année, pas plus, et encore les bonnes années.


10 pitons max sur les 700m. de voie, du rocher parfois bon, parfois mauvais, souvent très difficile à protéger. Il faut donc accepter de grimper en exposant un peu, voire franchement, et donc mieux vaut avoir de la marge sous peine de grosse sanction. Mention spéciale aux longueurs en fissure cheminée du bas où un petit torrent coule au fond de cette belle ligne que l'on remonte sur plus d'une centaine de mètres. Je n'avais jamais grimpé sous l'eau, c'est pas banal. Il parait, dixit un vieux guide croisé la veille, que c'est normal et que ça coule tout le temps... Bon, prévoyez donc la GoreTex,


Nous grimpons toute la face en corde tendue à 30m., en se relayant quand le leader n'a plus de matos.
A ce rythme, nous bouclons l'affaire en 8h et à 14h00 on débouche à la brèche sous le Doigt de Dieu.
La sortie directe (la bien nommée sortie "Chaud") ne nous fait franchement pas envie : vent, brouillard, rocher suintant dégoulinant... ok, on arête là. Et puis on aime nos enfants ;o)


Alors on tire 2 rappels et hop, une petite visite à l'Aigle "nouveau" que je n'avais toujours pas vu. 
Franchement : le travail fait sur ce refuge est vraiment une réussite, au moins visuelle.


Et puis, parce que c'est l'Oisans, il faut bien se faire mal aux cuisses.
Pour ça, rien ne vaut une petite descente de l'Aigle bien chargés.
En bas, le Champagne nous attend; aurait-on fêté quelque chose???

7 ans après et 2 enfants plus tard, on sait toujours faire.
on est pas encore trop rouillés :o)

ps : topo C2C parfait + prévoir des C3 et petits stoppers.


mercredi 16 août 2017

Un peu de granite

Un peu de granite estival ces derniers temps.
Tout d'abord une découverte : 
pour Jérôme, qui n'avait jamais touché la protogyne ni posé un coinceur...


Alors on part se dorer la pilule à Argentière, entre deux orages. 
Là haut, les faces nord sont dans un piteux état, je n'ai jamais vu la montagne aussi sèche : l'hiver sans neige et la canicule de juin ont complètement massacré la montagne.


En face sud l'ambiance est toute autre et même si on était loin des 8a d'Espace Vertical, je crois que Jérôme s'est fait plaisir.

Et puis un petit coup de main a Michel pour une séance "voie nouvelle" à Blaitière.
Une belle nouvelle -longue- voie qui sort désormais en haut de la pointe Joséphine, en croisant la voie "Osez Joséphine" de F. Pallandre.


Une séquence jumars/cordes fixes pour s'échauffer...


... suivie de quelques longueurs pour rejoindre le haut du Pilier Rouge et continuer le travail là où il s'était achevé. 
Derrière le casque ci-dessus, la future suite de la voie


 Nous aménageons un bivouac sur la vire de la voie "Destroy", où nous redescendrons à la nuit pour nous glisser dans nos duvets. 
Si une nuit en paroi vous tente, l'endroit est parfait :o)


Vue sur la deuxième partie de notre voie et la terrasse du bivouac.
Encore de belles longueurs, et de belles broches  toutes neuves posées avec amour.

dimanche 30 juillet 2017

A l'hôtel des Perrons

Celui-là ne figure pas sur le topo, ni sur la carte, ni sur les guides touristiques, ni sur airbnb.
Pourtant ce soir-là  nous y étions, le propriétaire nous ayant prêté la clef.
Bienvenue à l'hôtel des Perrons!

Vue sur le Valais ou sur le Mont Blanc selon la chambre choisie, 
escalades de rêve à 15mn.
calme absolu à 1h30 d'Emosson.

Ca fait du bien de revenir grimper "pour soi", sans épée de Damoclès au-dessus de la courge...


Alors on prend le temps du petit café dans la lumière du matin...


 ... ou de la lumière du matin sans petit café.


On oublierait presque qu'on est venus pour grimper.
Des murs raides, des fissures diaboliques, l'escalade aux Perrons est de toute beauté. 
On le savait, mais on avait fait semblant de ne pas s'en souvenir..


Après 3 semaines de break absolu, ou mon foi a d'avantage fonctionné que mes phalanges, il ne m'en fallait pas d'avantage pour me remettre en selle.
Youpi! Je regrimpe juste pour moi ;o)

dimanche 9 juillet 2017

Engagement et accomplissement

Et voilà.
Mon nom est sur la liste.
J'ai 44 ans, je suis admis en formation à l'ENSA, et je devrais en sortir Guide (et doyen de la promo :-)

Décider de s'engager est le sel de l'alpinisme : franchir un seuil que l'on sait à sens unique procure à l'action une dimension toute particulière, où la conviction que l'on est à sa juste place devient le moteur de la réussite. Et au delà de la réussite, l'accomplissement d'une démarche souvent profonde. 
On ne pratique pas ce genre de jeu par hasard.

Cette habitude de l'engagement m'aura finalement servi sur un autre terrain que celui d'une grande face austère.
Quand on choisi délibérément de sortir de sa zone de confort (confort quotidien, confort professionnel) alors on peut le faire en s'engageant. En prenant des risques. C'est ce que j'ai fait il y a quelques mois. 
Et croyez moi, le confort était au rdv.

Il y a ici 4 personnes que je voudrais tout particulièrement remercier.

Michel :
un jour d'été il y a 3 ou 4 ans, nous équipions aux Dorées. Pendant ce séjour, nous avions parlé du métier de guide, et de ma tentative infructueuse en 2007 dont j'étais sorti un peu amer (l'ego est un bien piètre compagnon). Tu m'avais demandé pourquoi je ne retentais pas le proba. J'avais répondu que depuis mon accident de 2008, ma cheville était raide, fragile, et qu'à la quarantaine j'étais sans doute trop vieux (et j'y croyais!). Une fois que j'avais achevé ma petite complainte, tu m'avais regardé et, malicieusement tu m'avais répondu "tu es sûr que c'est pas une excuse?"...
Echec et mat.

Steph :
on avait le projet de le passer ensemble et on s'est motivés pour ça. Des séances d'entrainement il y en aura eu, toutes plus motivantes les unes que les autres car à deux c'est toujours mieux. Malheureusement ton nom n'est pas sur la liste. Nos parcours prennent donc des chemins différents, j’espère que 2018 sera ton année.

Yves :
je voulais prendre des points en escalade, et grâce à toi je pense que j'ai fait le plein le jour J. Tu m'as accompagné et coaché depuis cet hiver pour me tirer vers le haut et me faire comprendre que les verrous de la grimpe sont, jusqu'à un certain stade, surtout psychologiques. Un dernier petit effort ? fais moi cocher un 7c et ensuite je te fiche la paix

Ju : 
celle sans qui rien de ceci ne se serait réalisé.
Je n'en dirai pas plus ici, c'est bien trop intime.



Voilà donc : il y a 10 ans, je démarrais ce blog par un post sur l'ENSA et 10 ans plus tard la boucle se boucle. Je ne crois pas que beaucoup de candidats passent le proba tous les 10 ans, je ne crois pas que beaucoup de candidats obtiennent le proba a 44 ans. 
Je suis heureux et fier, et surtout plus que jamais convaincu que la vie consiste à devenir ce que l'on est.

jeudi 20 avril 2017

Petit Verdon de printemps

Il fait beau, pas trop chaud, l'envie d'empiler quelques longueurs est là.
Le plus difficile reste à faire : convaincre Michel Piola qu'il y a de la belle escalade au Verdon ;o)
Une fois passé le crux, il ne reste plus qu'à choisir les voies.
3 jours sur place, ça laisse le temps de grimper, ça laisse aussi le temps de se faire mal aux doigts et aux pieds.

On commence donc par "Sucré Salé" à l'Escales, pour occuper notre après midi.
Une jolie voie pas trop longue, ou nous n'aurons tout simplement rein compris au 7a de L3.


Surmotivés, nous partons ensuite dans "Hellfest", une voie récente (2012) qui s'est déjà fait une belle réputation.


 Passés les premiers mètres surprenant en écart sur un chêne vert, le reste de la voie nous a vraiment plu. 
Du beau rocher tout du long, une belle ambiance aérienne, et des longueurs pas données.


Nous avons trouvé les cotations parfois un poil surprenantes,  notamment L7 où le 6c/6c+ ne nous semblerait pas usurpé.


En arrière plan dans l'ombre, l'éperon/dièdre où serpente "Le schisme", une autre voie récente qui m'a bien donné envie d'y faire un tour.
Et mon Michel qui fait presque semblant de trouver que le Verdon c'est finalement pas si mal...


Avant dernière longueur dans un 7a très "verdon" avec un final sur une dalle à réglette comme je les aime.


Comme ces deux voies commencent à nous entamer les orteils et le bout des doigts,  on sent qu'on ne tiendra qu'un jour de plus et pas deux.
Aussi nous finissons la série par une autre belle perle, isolée celle-ci : "Dédale et fantaisie" à l'Eycharme. 
Encore une belle voie signée P. Faudou qui, bien que "cherchant" son itinéraire dans le haut avec une longueur de liaison en traversée, propose des longueurs de toute beauté sur du bon rocher.


La dernière longueur en 7a+ vaut à elle seule le déplacement. 
Du bas on croirait un pilier lisse à la mode Verdon des années 80.
En fait, c'est une succession de trous sur toute la longueur, avec un pas de bloc au milieu pour franchir un petit dévers. 
Avant, après, des mouvements d'enfer sur de bons trous dans un gaz ébouriffant au dessus des gorges.
Une superbe voie qui, comme celles des jours précédents, propose de la belle escalade où l'équipement permet de grimper sans se faire de noeuds à l'estomac.


Et voilà : encore une fois, vive le Verdon!

dimanche 9 avril 2017

Hiver? Mais où étais-je donc?

Pas un post parlant de neige depuis de longs mois.
Mais où étais je donc? Remisés les skis? 
Que nenni : je sors d'un hiver très particulier où je crois ne jamais avoir autant skié tout en ayant pas fait aussi peu de photos depuis bien longtemps. 
Préparer le proba impose de quitter -momentanément- le mode contemplatif, ce qui est peu compatible avec la prise de vue. 
L'ENSA allait voir ce qu'elle allait voir, l'ENSA a vu.
Un hiver plein, un hiver tout en cuisses, des sorties d'anthologie malgré un enneigement compliqué... quelle saison! et si peu d'images... Mais quelles sorties!!!
Je n'ai pas calculé les milliers de mètres avalés et surtout ceux descendus, dommage.

J'ai redécouvert cet hiver ce cher Beaufortain, je m'en suis mis raz les narines jusqu'à plus soif, et alors que de nouveaux objectifs loin du ski m'attendent fin juin, j'avais envie d'en reprendre encore.

Sachant que je ne suis pas un fanatique de la moquette sauf si elle vient après de la bonne poudre, il ne restait donc qu'à aller chercher cette dernière là où elle se trouve : en nord.


Et bingo : alors que les pentes ensoleillés sont de vrais billards, le petits coins d'ombre recèlent encore de la précieuse poudreuse, alors qu'il n'est rein tombé depuis 15j.


Nous remontons donc une belle face froide où, dimanche oblige, 4 skieurs nous précèdent.
Pas grave, y'a de la place.


Retour à la lumière


Et un final presque aérien, nous sommes ici dans le "haut beaufortain" ;o)


Allez, c'est parti : ça faisait une semaine qu'on avait pas poudré nos semelles et ça commençait à nous manquer. 
Un grenoblois en manque est même de la fête.


Nous y sommes donc dans ces infâmes conditions printannières.


Et doucement la moquette se rapproche


Sauf qu'on en redemande. 
Après quelques envolées sur la Saint Maclou locale, on remet les peaux et on remonte en plein cagnard sur une belle épaule repérée en montant où, là encore, i'nenreste sur l'autre versant...


Alors pisque i'nenreste, on en reprend.


Et voilà comment boucler la cinquième sortie "identique" depuis la petite chute de neige d'il y a deux semaines. 
Identique car à chaque fois c'est le même enfer : de belles montées au soleil dans la transfo, des descentes qui commencent en neige froide et finissent en moquette revenue...
Quelle triste saison. 

Allez, il y en aura peut être encore quelques bonnes si les chaudes falaises de printemps m'en laissent le temps.

samedi 4 février 2017

Les beaux blocs de Joshua Tree

Pendant que la neige tombe à l'horizontale et que mes cuisses se reposent,
me vient l'envie soudaine de reprendre un peu de désert.

Bienvenue à Joshua Tree National Park, connu pour ces célèbres arbres et ses non moins célèbres cailloux.

Accompagnés d'Helen, Colin et Pocket, nous passons quelques jours a déambuler de chaos en chaos.
Ambiance paisible, petits feux de camp le soir, coyotes à l'affût, rattle snakes au repos et niaquettes dans tous les sens, voici les ingrédients de cette visite réussie.
 

 Les journées commencent souvent de cette façon : les tortues se mettent en branle.


 A 2 mn. de marche de Ryan campground -approche exténuante- voilà de quoi s'occuper les bras quelques heures.

 

Ici dans "Chili sauce", un splendide v7 ouvert par Jerry Moffat (tiens donc!) pendant que Tilio prépare la sauce.


On apprend une nouvelle fois que les cotations en bloc ne veulent pas forcément dire grand chose.
Selon le style, on randonnera dans du (moyennement) dur et on aura besoin de 15 tentatives pour sortir un bloc facile.
C'est le jeu, le simple et prenant jeu du bloc.


Puisqu'ici les blocs sont en granite, on trouve quand même quelques fissures où réviser nos classiques ;o)


Alors on répète le jeu à l'envie, jusqu'à ce que les doigts disent stop...


Parfois les doigts disent "encore" mais c'est la tête qui dit stop...
Personne n'osera le crux de sortie de "Satellite left", un pourtant modeste v3 mais à plus de 5m. du sol...


Parfois, peu importe la hauteur et le niveau.
On se régale juste de corn flakes géant pour achever le petit dej.


...Ou l'on se régale de la gestuelle parfaite, celle-là seule qui permet d'aller effleurer ce  micro gratton pourtant infâme que l'on finira quand même par tenir après 10 essais de décryptage...


Et si en plus tout le monde s'amuse, que demander de plus?

mardi 17 janvier 2017

Adieu tristesse

Ce n'est pas souvent qu'ici je parle de choses directement personnelles. 
Je ferai une petite exception ce jour.

Avez-vous jamais rêvé de bousculer votre vie pour en changer, avec l'intime conviction que vous n'étiez pas celui ou celle que vous auriez souhaité être? 
Avez vous vous jamais eu envie de devenir ce que vous êtes? 
Avez-vous jamais rêvé d'être audacieux?

Nous venons de nous jeter dans le bain, voire dans le très grand bain.
Nous sommes sortis de notre zone de confort, de cette zone de confort dans laquelle tant de personnes se complaisent tout en maugréant contre un Tout qui va mal sans pour autant ne rien décider. 
Nous avons décidé de ne pas attendre d'avoir 60 ans pour nous dire, en regardant dans le rétro "Ah, si on avait su...
Notre envie d'ailleurs était plus forte que la situation privilégiée dans laquelle nous aurions pu finir nos jours, heureux aux yeux des autres et au regard des standards de notre société.

Nous ne nous retrouvions plus dans cette frénésie urbaine où la 4G tient lieu de Graal et les grosses cylindrées de passe-droit. 
Nous ne nous retrouvions plus dans ces rythmes subis où s'enchainent les semaines sans qu'on ait eu l'impression de les vivre. 
Nous ne nous retrouvions plus dans ces mondes professionnels où porter des convictions dérange la médiocrité. 
Nous n'en pouvions plus d'être trop bien installés pour nous sentir véritablement chez nous.

Alors il faut savoir se regarder en face et avancer.
C'est peut être grâce à ces années de montagne que nous venons de nous "engager" comme jamais, mais en conscience que nous faisions le bon choix.

Nous avons tout vendu -notre maison, des parts dans une société, mon statut de fonctionnaire territorial- et nous sommes venus nous installer dans ces lieux que nous venions si souvent chercher quand, le vendredi soir venu, nous faisions nos sacs.

Notre hameau compte 10 chalets, un clocher et quelques vaches.
Bienvenue en Beaufortain.


Les Porsches ont laissé place aux Aebi et c'est bien mieux comme ça.
Le ciel est limpide, et les odeurs de nature omniprésentes.
On respire. On vit, connectés à l'essentiel : nous même.

Ce matin je suis parti à skis de la maison et j'y suis revenu, 4 heures plus tard. 
L'image ci-dessous est prise de ma porte d'entrée.
Ensuite nous sommes partis skier à pieds avec les enfants.


Mais alors, tout ça pour ça?
"Mais vous êtes fous?!?" diront les résignés...
 Peut être. 

J'aime cette pensée de Lanza del Vasto :
"L'homme raisonnable est raisonnable et il en reste là. Mais seul est philosophe celui qui tient la solution de sa propre folie"

Alors nous sommes seulement philosophes ce qui, à y regarder de près, est assez fantastique.
Plus fantastique que d'en "rester là".

Bien sûr le choix est lourd, conséquent. 
Aux rares et fidèles qui nous ont compris encouragé, grand merci.

L'avenir? 
Se sentir au bon endroit au bon moment.
Moi qui vient de ma lointaine Bretagne, je comprends d'un coup que ces années grenobloises n'étaient qu'une transition, et qu'en quittant l'Armorique c'est en fait de cette vie de maintenant dont j'avais envie.
Il m'aura fallu 20 ans pour le comprendre.

Le job? (question frénétique qui hante les frileux)
Je vais m'investir sur les deux domaines qui me tiennent à coeur : la photo et la montagne.
Je retente le Proba du Guide dans 2 mois et, cette fois, je sais pourquoi j'y vais.
Les limites d'âge sont surtout dans la tête...


2017 sera donc une année forcément savoureuse et pleine d'inconnue.
C'est ce qui fait le sel de la Vie.

A bientôt, fidèle lecteur, à bientôt pour de nouvelles lignes en attendant que ce blog ne cède la place à quelque chose qui me ressemble d'avantage.

En attendant, je file m'acheter une Rancho

lundi 9 janvier 2017

2017, décrochons la lune

Nous avons tous au moins une lune, cachée, tapie au fond de nous même.
Que 2017 soit l'année où vous décrochiez la votre, votre lune.
Allez-y gaiement, avec joie, envie et conviction.



dimanche 8 janvier 2017

L'hiver à la maison

15 mn de voiture, 5 mn d'approche, et 7 longueurs de casse-bras plus tard, on se dit que c'est vraiment bien de pouvoir jouer à domicile.



Vive le froid