lundi 15 juin 2009

Rank Xerox enfin vaincu!



Il m'aura fallu trois tentatives, pas moins, pour enfin aller en haut de la tête d'Aval. Il y a trois ans : mauvais timing, redescente aux deux tiers de la voie. Il y a deux ans, grosse fatigue, redescente au deux tiers de la face. Cette fois-ci ne pouvait pas nous échapper. Je reprends donc les choses où je les avais laissées avec jeff, et c'est surmotivés que nous bivouaquons aux pieds du géant de calcaire.

Afin de ne pas refaire la première partie de la voie que nous avions déjà faite, nous partons dans la voie "La mémoire de l'eau" et au dessus de la grande vire, nous rattrapperons la derniere section de Rank Xerox. Parcours qui n'a rien d'une promenade de santé.


Attaque de la voie à 8h30, seuls les oiseaux semblent avoir remarqué notre présence. La face est large et haute, nous ne pesons pas lourd au milieu de tout ce tas de cailloux.

Rapidement l'escalade devient fidèle à ce que l'on vient chercher lorsque l'on grimpe à la tete d'Aval : un rocher raide, de très bonne qualité, où d'une longueur à l'autre les styles changent radicalement : tu aimes les fissures? tu en auras. Tu aimes les gouttes d'eau, tu en auras aussi. Il suffit de grimper.


Les longueurs s'enchainent les unes après les autres, jamais décevantes. Ici, il faut s'économiser au maximum car ce sont bien 500m. de grimpe qu'il va falloir dérouler, avec quasiment aucun "temps mort" même si la paroi est entrecoupée de deux vires où l'on peut s'allonger dans l'herbe. Aux deux tiers de la face, le "terrain de foot" où la majorité des voies s'arretent. Pour nous, il faut se remotiver (merci jeff pour ce merveilleux jambon noir!), remettre les chaussons sur des pieds endoloris, et encaper les 7 longueurs de la partie sommitale.




ça crie, ça geint, mais ça grimpe quand même et plus on monte plus c'est bon. Le rocher de la partie du haut est tout simplement superbe, et j'imagine que la même falaise un peu plus "accessible" serait absolument couverte de spits. Ici, seules 2 ou 3 voies parcourrent cet immense bouclier de dalles. Avis aux ouvreurs courageux!



Heureusement que le jeu en vaut la chandelle : nous avons 500metres d'escalade dans les jambes, mais la beauté du rocher les ferait presque oublier.


Puis le sommet, enfin.

Alors si vous ne connaissez pas la tete d'Aval, allez-y. Sans forcément sortir au sommet, la majorité des voies ne font "que" 300 mètres. Rank Xerox en fait 500 et c'est une valeur sûre.

Pour la logistique, je conseille de dormir la veille au parking (paisible). Possibilité de monter à la falaise en économisant le poids de l'eau : source a mi chemin + résurgence aux pieds des voies.

P1, La mémoire de l'eau, ED, 300m
6b,6c,6b,6b,6a,5,6b+,6b,6b+,4. Attention, effondrement sur la fin de l'avant derniere longueur (relais emporté), un BD#0.5 est utile. Relais confortable au 3eme point après, sur spit+sangle/becquet.
P2, Rank Xerox, ED, 200 derniers metres
6b,6b,6a,6a,6b,6b+,5
Compter 11 heures de l'attaque à l'attaque avec une pause au millieu

1 commentaire:

Carine a dit…

Superbe! chapeau!