mardi 19 août 2008

Verdon - L'empreinte du millénaire

L'empreinte du millénaire est une voie qui semble avoir la cote au Verdon. Cela faisait plusieurs fois que j'en entendais parler en bien, donc je propose à Yves et Romain d'y aller. Sur le papier, rien à redire, 11 longueurs entre 6a et 6b...


Bien entendu, si vous ne connaissez pas le site et que vous vous fiez au nouveau topo, vous vous embeterez pour l'accès. En fait ça passe très bien en descendant à pieds depuis le premier belvédère vers la couenne de Valaute, puis descendre au plus bas de celle-ci. Deux beaux rappels sur la droite vous posent au bord du torrent. La voie démarre en par une traversée ascendante derriere une grosse écaille au bord de l'eau.

Et là, top ambiance : à peine posés sur la grève que les hordes de canyoneurs débarquent. Le canyon version initiation ici marche très bien : un groupe toutes les 10mn, autant dire que c'est l'autoroute des hommes grenouilles. Croaaaak!








Passé deux longueurs plutôt végétales, la voie démarre ensuite par une belle longueur en 6b alternant gouttes d'eau et fissure.



La suite ne m'a pas véritablement emballé. Le rocher est globalement bon, mais l'itinéraire n'est pas franchement logique et longueurs après longueur , c'est une immense série de traversées que l'on enchaine. Le Verdon m'a habitué à des itinéraires plus directs et sur du rocher spécifique. Ici, excepté les deux dernières longueurs d'un style bien "verdonesque" le reste de l'escalade pourrait se dérouler à Presles. Par contre, on grimpe toujours au dessus de l'eau et malgré les couignements des canyoneurs, l'ambiance est bien belle.



Finalement, une voie où les cotations sont généreuses, où l'équipement est hyper rapproché (jamais vu ça au verdon!) : c'est peut etre pour ça que cette voie est à la mode. Ce n'est pas une voie inoubliable, mais ça permet de grimper et de se mettre dans l'ambiance sans griller toutes ses cartouches. Cette stratégie est nécessaire quand on éspère grimper plusieurs jours de suite au Verdon!
Donc allez y, mais n'attendez pas une merveille.

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