vendredi 25 novembre 2011

Back from the Creek

Bien sur, au retour d'un sejour a Indian Creek, on pourrait se jeter sur les images de fissures et d'escalade. Ce serait oublier de presenter les lieux, avouons que ceci serait a la limite de la correction. Mon semblant d'education m'invite donc a vous presenter... Indian Creek. Quittez la Bretagne, direction plein ouest. Negligez New York et tout le fatras de la cote Est, plongez dans le coeur des USA jusqu'a l'Utah. Et la, dans les grands plateaux arrides qui constituent l'essentiel de cet Etat, imergez vous dans Indian Creek. Arretez vous dans la prairie, ouvrez les yeux et degustez.


Bienvenue chez l'indien! Une vallee large d'un petit kilometre, longue de 5. Une route, des prairies, du sable, un semblant de cours d'eau.


Du bleu dans le ciel, du jaune dans les arbres, de l'ocre sur les falaises.


Des falaises, c'est peu dire. Quelques kilometres de falaises a dire vrai, le long des flancs de cette vallee ou l'erosion a trace une myriade de petites vallees adjacentes elles memes bordees de ce precieux or ocre. Et dans ces falaises, des fissures. Partout. Sur des kilometres et des kilometres. Des fissures, encore et toujours. Fines comme un doigt, larges comme 4 tetes : au choix.


Une drole d'ambiance a dire vrai. Paisible, franchement paisible, avec seulement quelques gnous egares dans la pampa qui le soir venu meuglent a la lune, reveillant ainsi les coyottes qui prennent le relai jusqu'a l'aube.  


Les grimpeurs eux, on ne les entend guere. Il y en a peu. De temps en temps des hurlements de bete sauvage montent du pieds de falaises et se propagent dans l'air cristallin : un frenchie de passage vient de se mettre terreur dans un 4b...



On guette : Blondin et Tuco ne doivent pas etre loin. A moins que "Peau de la vieille hutte" ou "Ours qui fouille" nous attendent au teepee. (Notez a ce stade que sans un minimum de references cinematographiques, ce que j'ecris vous semble incomprehensible. Tant pis pour vous, vous n'avez qu'a aller au cinoche)


Et puis non : pas d'indiens ni de desperados. Juste un semblant, mais alors vraiment semblant de campground ou poser une tente, un feu. Et que vogue la galere.

Les camalots sont affutes, huiles, les cordes sont pretes, les esprits sont conquerants, le menton haut, le regard lointain, le buste en avant. C'est sur : ca va barder un moment.

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