lundi 11 août 2008

Au calme du Vallonnet

Du calme.
Voici ce à quoi j'aspirais après cette période mouvementée. Le calme d'une vallée, le calme d'une montagne tranquille, loin des bennes, loins des cartes bleues, loin du bruit des hélicos, loin de la course à la première place et de toutes les conneries que ça génère parfois.

Des endroits comme ça, il y en a des tas pas loin de nous. Oh certes, les montagnes et les voies n'y sont pas aussi prestigieuses qu'à Chamonix (encore que la face nord de l'Olan n'est pas une collinette pour promeneur du dimanche) mais on y vient pour autre chose. C'est ce dont j'ai besoin.

C'est le moment pour aller se perdre dans l'Oisans sauvage, au fond du Valjouffrey. En plein mois d'Aôut, c'est à croire que la France en vacances à oublié que cette vallée existe. Quelques voitures au bout de la route, quelques promeneurs au début du vallon, puis plus rien. Tant mieux!

Julie et moi montons chargés, nous avons préféré l'option bivouac à l'option refuge. Pourtant, celui-ci a une réputation pantagruelique. Mais une fois sur notre promontoire, profitant du calme et du soleil du soir, nous sommes les plus heureux du monde.









Réveil à l'aube, et nous continuons notre montée vers la face sud de la pointe du Vallonnet. Haut perchée, celle-ci ne doit pas recevoir beaucoup de visiteurs. Et pourtant, elle le mérite.



Nous partons faire "la voie du coeur" (TD-) une voie au nom prédestiné si vous choisissez de la faire en couple! On devine effectivement un "coeur" au milieu de la face, mais les ouvreurs devaient être un peu en manque de quelquechose car le coeur en question ne nous a pas sauté aux yeux. Effets de l'altitude sans doute!




Nous sommes ici dans un Oisans sauvage, comprenez "peu parcouru". Aucun équipement dans les longueurs, et seuls deux relais sont équipés. Voilà donc une très belle voie en TA, et le rocher de cette face n'a parfois rien à envier a la Di Bona, référence locale. Plus on monte, plus c'est bon!
Pour ceux qui veulent y aller :

L1 : dans le grand couloir, R1 sur becquet au dessus de l'ancien relai (visible du bas) arraché. 45m.
L2 : légèrement sur la gauche du couloir. On laisse un relais intermédiaire, pour en atteindre un second sur 2 pitons - 45M.
L3 : toujours tout droit, ça se raidit, en suivant sur la seconde moitié un dièdre (5+) qui borde de grandes dalles lisses. Un piton tordu dans le dièdre, le relais est 10 mètres au dessus sur une petite terrasse, 1 piton (50m)
L4/L5 : traverser vers la droite d'abord sur une vire (relais) puis en ascendance. Relai sur becquet.
L6/L7 : droit au dessus, à l'envie selon vos désirs. Le rocher est super bon.



Pour la descente : suivre l'arete en contournant un gendarme par la droite. Derrière, on trouve un relai sur anneau qui descend flanc nord est (50m) puis traversée descendant a pieds vers le nord pour rejoindre les éboulis. En baskets ça passe tout seul.

Matos : friends petits et moyens jusqu'au camalot#2, stoppers, sangles.


Voilou : ça commence par une marche bucolique, ça termine par une marche bucolique (la pointe du Vallonnet est la belle pyramide en arrière plan).

Une voie que je conseille vraiment, tant pour la ballade que pour la grimpe en elle même. C'est du 4 étoiles tout le long. Et puis avec un nom comme ça, comment ne pas avoir envie d'y aller en amoureux ;o)



Le petit plus? l'entrecôte au roquefort à l'auberge du Désert avant de prendre la route!

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